Syndrome de Déficience Proprioceptive et Dyslexie

On parle beaucoup, dans les milieux de l’orthophonie, de cette théorie qui lie la dyslexie à un déficit postural (Syndrome de Déficience Proprioceptive ou SDP). Voyez par exemple ICI : on n’hésite pas à dire que « le traitement de plus de 1000 dyslexiques réalisé en cabinet de ville et la constatation des résultats permettent déjà d’espérer que le traitement du SDP chez le dyslexique soit une des voies de guérison de ce trouble qui touche plusieurs centaines de milliers d’enfants en France ».  Cet engouement est aujourd’hui renforcé par la naissance du Centre ProDys à Paris. ProDys se présente d’emblée comme un lieu de dépistage, diagnostic et traitement de la dyslexie ou comme un Centre médical dédié au soin de la dyslexie. Cependant, si l’on regarde plus loin, on voit que « le centre regroupe en un même lieu les différentes compétences nécessaires au dépistage, au diagnostic et à la prise en charge du syndrome de déficience proprioceptive (S.D.P.), cause de nombreux cas de dyslexie ». ProDys n’aurait donc rien à voir avec le traitement de la dyslexie malgré son nom. Notez au passage que, si vous regardez la composition de l’équipe, vous trouverez ceci : « pédiatres, médecins généralistes, ophtalmologistes, orthoptistes et podologues ». Il n’y est pas question de psychologues, de neuropsychologues ou d’orthophonistes.
Pour ces derniers, je relève sur le site ProDys (extraits d’un rapport officiel de 2002, je ne sais lequel …) :
« • Les bilans de langage et les bilans orthophoniques sont longs à administrer et sont côtés sur la base de consultations ordinaires, ce qui n’est guère intéressant financièrement pour les professionnels en libéral ;
• Jusqu’alors, la dyslexie était considérée comme le domaine que se réservaient les orthophonistes ; ces derniers sont à présent insuffisamment formés à traiter l’ensemble des troubles complexes du langage.
• Il n’existe aucune offre de soins en libéral regroupant dans un même lieu tous les professionnels susceptibles d’intervenir dans le dépistage, le traitement, et le suivi des différents formes de dyslexie. » (N.B. Tiens, je croyais que ProDys ne traitait que le SPD. Alors, pourquoi cette citation d’un texte officiel ?…)

Vous me direz que la prise en charge orthophonique se poursuit en dehors de l’intervention de ProDys. C’est à souhaiter mais la présentation n’en reste pas moins troublante.J’ajoute cette citation du professeur Quercia (ICI): « C’est révolutionnaire. Je dis qu’actuellement toutes les méthodes qui sont utilisées sont des méthodes qui aident l’enfant à contourner les difficultés mais ce qu’à trouvé M. da Silva : la proprioception, est au centre de la dyslexie, ce n’est pas une technique, c’est au centre. Sur les 300 dyslexiques que j’ai examinés, tous ont des troubles proprioceptifs ».
Quoi d’étonnant alors de voir que le web est plein de forums où des parents inquiets et remplis d’espoirs demandent comment prendre rendez-vous avec le docteur Quercia ?… Et, dans ces conditions, comment l’orthophoniste peut-il motiver un enfant à poursuivre une rééducation et y faire participer les parents ?.

Je ne voudrais vraiment pas polémiquer ou entrer dans une bataille de chapelle. En gros, tous les orthophonistes seront sans doute d’accord avec moi : « le traitement du SDP (s’il existe, voir plus loin) n’est pas un traitement direct de la dyslexie et la dyslexie ne se guérit sans doute pas ». Et les orthophonistes n’ont aucune raison a priori de penser que la dyslexie ne relève que de l’orthophonie et que l’ophtalmologie n’aurait rien à dire sur le sujet. Si j’ai un enfant qui présente des signes de dyslexie, des maux de tête, un déséquilibre postural …, je n’hésiterai pas à l’envoyer chez un ophtamologue et à lui parler de posturologie. J’écouterai son avis.

Patrick Quercia, Fabrice Robichon, et Orlando Alves da silva sont, sauf erreur de ma part, les créateurs de la méthode (Quercia et Alves da silva sont ophtalmologues, seul Robichon est neuropsychologue) et vous admettrez que des affirmations du genre « Les dyslexiques présentent vraisemblablement … » ne sont pas des arguments très scientifiques (Extrait du seul livre disponible et publié par une association bien sympathique sans doute mais non reconnue comme éditeur scientifique, que je sache… « Dyslexie de développement et Proprioception : approche clinique et thérapeutique » écrit par Patrick QUERCIA, Fabrice ROBICHON et Orlando ALVES DA SILVA est édité par Graine de lecteur et s’adresse en premier lieu aux ophtalmologues).

Ce que je reproche à cette méthode (je le répète, sans en nier a priori l’intérêt potentiel pour certains patients : les lunettes prismatiques ont un effet démontré en cas d’héminégligence il me semble), c’est l’ambiguïté de la démarche qui consiste à se présenter au public comme un traitement de la dyslexie et de présenter le SPD comme la « cause » de la dyslexie de nombreux enfants (tout SDP n’entraîne pas une dyslexie et tout dyslexique ne souffre pas d’un SDP, contrairement à ce que dit le professeur Quercia; à moins bien entendu que le SDP soit un véritable fourre-tout).

Quant à l’évidence des bienfaits de la méthode sur les déficits cognitifs des dyslexiques, je ne demande qu’à voir. Mais vous admettrez que l’on peut douter puisque, dix ou vingt ans après la « découverte fortuite de l’association entre dyslexie et SDP », on attend des publications. Deux publications sont en effet annoncées (je ne sais pas quelle revue les publiera) et, sous le manteau, courent des infos comme quoi elles montreraient une légère amélioration de la lecture chez certains dyslexiques, une diminution des performances en lecture chez d’autres (modifier les images rétiniennes n’est peut-être pas anodin) et aucun effet sur les mesures qui portent sur les aspects cognitifs.

Bref, une affaire à suivre sans doute mais, pour l’instant, je reste prudent et j’attends des publications autres que le livre des créateurs dont je ne doute pas de l’honnêteté mais auxquels je continue à reprocher l’empressement qui malheureusement et selon moi « frise le charlatanisme scientifique ». Croyez que je ne cherche à offusquer personne. Même si j’aurais pu, je le reconnais, choisir d’autres mots.

Si quelqu’un a une bibliographie plus fournie à proposer, je veux bien tenter de m’y coller. Avec un regard critique.
Remarquez que, si j’en crois ce qu’on en dit à l’adresse suivante (table ronde tenue en 2005), mon engagement n’est pas très risqué : il n’y a RIEN depuis 1987 et même l’existence du syndrome SDP n’est pas sans poser des questions et il n’est pas enseigné aux ophtalmologues (mais là je m’avance un peu trop peut-être…).
http://pmgagey.club.fr/SDPCritique.htm (à lire absolument) La bibliographie se réduit à ceci :- HM Da CUNHA et OA Da SILVA (1986). Le syndrome de déficience posturale. Son intérêt en ophtalmologie. Journal Français d’Ophtalmologie, 9 : 747-755.
– HM Da CUNHA et OA Da SILVA (1986). Disturbances of binocular function in the postural deficiency syndrome. Agressologie, 27 : 63-67.
– HM Da CUNHA (1987) Le syndrome de déficience posturale (SPD), Agressologie, 28 : 941-943.
– Da SILVA, OA. (1987) Directional scotometry and prismatic correction in postural deficiency syndrome Agressologie 28: 945-46 Et ces articles, qui disent tous la même chose, n’ont jamais été cités par d’autres auteurs.

Pour terminer, je reprends encore un extrait du site ProDys : « Au final, les parents d’enfants dyslexiques sont trop souvent ballottés d’un médecin à un autre, et comme le souligne un rapport officiel de 2002, « le parcours d’un enfant atteint de troubles complexes du langage s’apparente souvent à un parcours du combattant ». Je suis d’accord !!! Mais alors…

Bah oui, je fais du bruit pour rien. Mais c’est peut-être nécessaire… P.S. Lisez les commentaires. Le Professeur Fabrice Robichon nous fait le plaisir de répondre lui-même à nos interrogations. Note ajoutée le 30 octobre 2006 Voici cependant une référence :P. Quercia, A. Seigneuric, S. Chariot, P. Vernet, T. Pozzo, A. Bron, C. Creuzot-Garcher, F. Robichon. Proprioception oculaire et dyslexie de développement. À propos de 60 observations cliniques. J Fr. Ophtalmol., 2005; 28, 7, 713-723.

Je vous laisse apprécier et commenter : 60 garçons dyslexiques sur 60 souffrent d’un SDP. Et x enfants non dyslexiques sur x aussi je suppose…

Note ajoutée le 31 octobre 2006

On lira aussi avec intérêt ce petit article de Franck Ramus dans le Bulletin du Cercle de Neurologie Comportementale n°22, pp 12-13 (Avril 2005) : Neurobiologie de la dyslexie développementale.

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Une note d’humour :

 

33 Des réflexions sur “Syndrome de Déficience Proprioceptive et Dyslexie

  1. Bonjour,

    Votre article date de 2006 et la recherche sur la dysproprioception a évolué depuis. Ainsi vous écrivez :  » Je vous laisse apprécier et commenter : 60 garçons dyslexiques sur 60 souffrent d’un SDP. Et x enfants non dyslexiques sur x aussi je suppose… » Une étude récente a montré qu’il n’en est rien et qu’il existe une dépendance entre SDP et TSA :
    http://www.softal.fr/IMG/pdf/softa-poster-7_avril_14_-virlet-.pdf
    Le traitement proprioceptif n’est pas un traitement miraculeux mais une thérapeutique émergente qui travaille sur l’idée que la dyslexie n’est pas une entité autonome réduite à un trouble de lecture mais un symptôme au milieu d’autres. Beaucoup de travail reste encore à réaliser, mais la recherche avance…

    • Bonjour,
      Merci beaucoup pour votre commentaire et les nouvelles références dans ce domaine.
      En effet, certains articles de pontt ne sont pas tous récents mais ils ont le mérite d’avoir abordé les sujets il y a de cela plusieurs années…

  2. Bonjour Bill,

    Ma fille passe en 1e S SVT, avec le compliment du conseil de classe.

    Mon fils vient de terminer sa PS2.

    Mon fils a décroché la Ceinture Marron en AïKi Tai Do ( discipline d’arts martiaux fondée par Mr. Gilles Perrier : self défense, gym santé, notions de secourisme), après 3ans de pratique.

    J’ai décroché la Ceinture Bleue en Aïki Tai Do, après 3ans de pratique : ma dyspraxie me perturbe encore de temps en temps (le trouble d’orientation spatiale revient régulièrement).

    Ma fille a obtenu sa Ceinture Orange en AïKi Tai Do : après 1ans et 6 mois de pratique.

    En Piano, ils ont passé leur examen : chacun aurait gagné un niveau (ma fille de justese : elle a repris la pratique qu’en cours d’année 2009 : soit plusieurs mois de retard), mon fils passerait à l’aise.

    En cours de dessin, nous nous sommes bien amusés avec le cours du Conservatoire Municipal des Arts : prof motivante, cours de très bonne qualité.

    J’ai réussi à prouver à la prof que je ne savais vraiment pas dessiner : le premier rond « réussi » que j’ai fait (pour représenter la lune), dont j’étais très fière, a été qualifié de « carré » par la prof…

    Sans le vivre, on a du mal à imaginer  les difficultés gestuelles qu’un dyspraxique peut rencontrer : j’avais abandonné le dessin depuis belle-lurette : après quelques échecs.

    Mes dessins « descriptifs » restent enfantins (mal proportionnés), mais le coté « créatif » surprend pas mal de monde (coté farfelu) : je compensais le « manque de compas dans l’oeil » par la « créativité ».

    J’ignore si j’en ai déjà parlé : mon score au TOEIC (test de niveau anglais en milieu industriel) est passé de 490 (en 2000) à 610 (2008) sans investissement (ma dysphasie me gênait énormément en écoute-compréhension) : le gain du traitement de Lisbonne sur mes troubles neuro-auditif a été partiellement quantifié par cet indicateur.

    Moralité : la gêne de la dyslexie est bien atténuée par ce traitement postural de Lisbonne, sur les 3 cas de ma famille.

  3. Bonjour Bill,

    ça fait un bon bout de temps que je n’ai pas donné de nos nouvelles…

    En voici une qui mérite d’être racontée :

    Ma fille a décidé d’arrêter le traitement de Lisbonne en 2007, pour me démontrer que ma théorie sur son cas est totalement erronée : ce n’est pas les prismes de Lisbonne qui est à la base de sa nouvelle réussite scolaire (14 de moyenne générale en fin de 3e, malgré l’arrêt de port de lunettes dès que j’avais le dos tourné en 2007 : l’année où ses malaises vagaux sont de retour).

    Selon sa théorie (celle de son père et de la médecine scolaire), c’est son « déclic » qui serait à l’origine  de sa nouvelle réussite scolaire, ainsi qu’ en Art  Plastique , en Musique instrumentale,  en création, …

    Elle a été bien aidée par son père (16 mois de séjour chez son père : où son père lui a refait 2 paires de lunetttes correctrices classiques, acheté des lentilles de contact, confisqué  toutes ses lunettes à prismes (nous avons réussi à récupérer 9 paires en décembre 2008 : après l’avoir menacé de porter plainte pour séquestration de bien et sabodage de traitement médical).

    Après une première série de bonnes notes, elle s’est écroulée en résultats scolaires.

    Le harcèlement du père n’a fait qu’agraver la situation : ses notes continuaient à chuter, ses malaises vagaux plus nombreux, avec des chutes dangereuses (notamment dans la rue, sur le trajet domicile-lycée), qui ont nécéssité de nombreux transports aux Urgences et examens médicaux coûteux pour la collectivité.

    Les nombreux examens passés n’ont pas permis de trouver de « cause organique » à ses malaises fréquents, ou à sa fatigue permanente, et à ses troubles de comportement (protestation constatnte, opposition, sauts d’humeur : bref, le panoplie de « crise d’ado » classique), elle a été envoyé en « psychothérapie », en tant que « prise en charge adéquate ».

    Elle a terminé son année de 2nde avec 7 de moyenne dans ses matières scientifiques (or elle avait 17 de moyenne 9 mois avant), 6 de moyenne dans les matières ES, 5.5 de moyenne dans les matières littéraire (dyslexique ex-dysorthographique +++++ : les matières littéraires ont toujours été ses matières  faibles). Elle était classée « 34e  » dans une classe de 35 élèves. Sa meilleure  moyenne par matière était à 10/20 : ce fut l’EPS, la plus mauvaise en maths : 4.8/20.

    Il était question de l’orienter en lycée professionnel : la  visite des établissement en compagnie de  son père lui aurait dçonné le « cafard », elle a refusé cette orientation.

    Elle a demandé à revenir vivre chez moi : son père s’y était opposé : il a réussi à manipuler les magistrats, en leur brandissant la menace de « secte », en mentant sur tout (même en citant mes posts sur ce blog pour montrer que je fais partie d’une secte très dangeruse pour ma fille).

    La procédure de changement de résidence de ma fille  a ainsi traîné, ma fille a  débuté le redoublement de sa 2nde générale chez son père.

    La plainte de maltraitance s’intensifiait, les fugues à répétition également, les tentatives de suicide se sont succédées.

    Elle avait perdu en niveau pratique de piano également, malgré un an de cours à dmicile, était dispensée d’EPS depuis qu’elle fait ue chute accidentelle en février 2008 : douleurs dorsales permanentes, qui résistaient au traitement ostéopathique (récidive systématique). Elle a abandonné le cours de dessin : plus rien ne l’intéressait, tout était nul, …

    Les notes sont encore plus mauvaises que la 1e année de seconde : tout allait de travers.

    Elle a terminé l’année 2008 dans une « dépression profonde » , où elle ne se levait plus, ne se nourrissait quasiment plus : elle « dormait jour et nuit », pendant tout le mois de décembre.

    Face à cet état de fait, un psychiatre a conseeillé au père de ne pas prusquer l’enbfant .

    L’experte médico-psychologique désignée par le triibunal a bousculé le père, pour qu’il autorise sa fille à passer ses vacances de Noël-Nouvel An chez moi : afin que je la sorte de cette « dépression profonde » (je lui ai parlé de la « peudo-dépression » inductible par le syndrome de déficience posturale et de l’efficacité du traitement de Lisbonne sur ce type de dépression, me suis portée volontaire pour l’aider).

    J’ai aussi réussi à faire constater par les sapeur-pompiers l’état de séquestration que ma fille subissait chez son père (ce dernier a confisqué le jeu de clés de ses 2 enfants aînés, ma fille ne pouvait sortir que sous escorte organisée par son père, son père lui avaiyt supprimé tous les moyens de communcation avec l’extérieur, c’estsous  la menace de la police nationale que ce père a restitué le téléphone portable et le PC portable à ma fille,  elle était en plein crise de malaise vagal au domicile du père, pendant que les 2 adultes étaient sensés d’être au domicile : jour de travail au domicile du père, la belle-mère au chômage depuis juin 2008 pour éviter de payer plus de pension alimentaire à mes enfants), sans soin, sans présence d’adulte, enfermée à clée dans une maison à fenetres à barreaux, aux portes blindées, …: elle n’était même pas en mesure de se lever, passer un coup de téléphone : asthénie fonctionnelle sévère, avec difficulté respiratoire et impossibilité d’articulation, …).

    Les p)laintes déposées contre ce père, pour violence volontaire (coups et bléssures), avec constat médical (certificat médical avec 8 jours d’ITT) y ont aussi fait fléchir ce père.

    Le père a fini par céder : ma fille est rentrée chez moi le 24 décembre 2008.

    Elle a repris son traitement de Lisbonne dès le 24 décembre 2008 : la normalisation de son rythme de vie a été rapide (reprise de 4 kg de poids en moins de 15 jours, normalisation du cycle de sommeil et de régime alimentaire en quelques jours, …).

    Elle a fait sa rentrée au lycée public de mon domicile le 5 janvier 2009.

    Après une première série de mauvaises notes, elle recommençait à renouer avec des 16/20, 18/20, …

    Au terme du 2e trimestre, elle a terminé 3e de sa classe (sur 35 élèves : c’est un mlycée d’un niveau très correct : 97% de taux de réussite au BAC S, pourtant, ce lycée ne refuse jamais  les élèves en difficulté scolaire, les aide efficacement: d’où l’affluence en cours d’année des él&egra
    ve;ves « virés » par les auttres lycées, plus enclin à courir après le taux de 100% de réussite au BAC, ne refuse jamais de présenter un élève « médiocre » au BAC, ne perd jamais les dossiers d’inscription des élèves au BAC, …), avec 13.3 de moyenne générale, dont 16 en maths. Ses plus maubvaises moyennes étaient à 10/20 (EPS).

    Son passage en 1e S SVT (c’est son souhait) semble acquis.

    Ses professeurs ne tarissent pas d’élogents à son égard  (excellent comportement au lycée : élève sérieuse, appliquée, agréable à vivre, très positive, très active, …).

    Ces résultats sont obtenus sans aide psychologique : après 3 séances avec le psychiatre, elle a voulu suspendre le suivi : ça ne lui servait à rien de raconter son passé malheureux en boucle, elle voulait touner la page et rebondir.

    En lieu et place, elle a son option Art Plastique au lycée : où elle peut s’épanouir.

    Maintenant, c’est elle qui me court après : »maman, tu ne portes pas tes prismes ? », « maman, tu n’as pas encore fait ta respiration abdominale ? ».

    Sortir d’une dépression profonde en quelques jours,  remonter ses résultats scolaires en moins de 2 mois, sans aucune pression , ni aide extérieure : elle l’a fait.

    Cet exploit a été réalisé avec une paire de lunettes réalisée à Lisbonne en mars 2008 : où le réglage est contrôlable par nos soins.

    Mon fils a déjà fait ce typ

  4. Bonjour bill,

    Je reviens de Lisbonne où j’ai passé une grande partie des 11 jours ouvrés dans le cabinet du Pr.OADS : en observation de leur mode de fonctionnement, pour comprendre pourquoi il peut obtenir "100% de cas améliorés" après 4 mois de traitement chez les enfants dyslexiques ou en difficulté scolaire.

    J’ai observé de près les lunettes de tous les patients SDP passés pendant notre présence à ce cabinet : quelques paires mal adaptées (monture mal choisie, patins en plastiques complètement glissants), beaucoup mal entretenues (une seule paire à verres propres, beaucoup de verres rayés, à revêtement pelé, …)

    Ils règlent gratuitement les lunettes des patients tous les lundi et mardi matin : un opticien délégué par le centre optique partenaire règle les lunettes sous la direction d’OADS (il semble être le seul qui a le compas dans l ‘oeil…).

    Sur les autres créneaux, s’il y a beaucoup de patients qui reviennent faire régler leurs lunettes à prismes, OADS faisait téléphoner au centre optique, pour qu’ils envoie un opticien pour le réglage de lunettes à prismes : c’est gratuit pour les patients.

    Lorsqu’il n’y avait pas trop de patients qui venaient uniquement pour le réglage gratuit de lunettes, il réglait les lunettes lui même.

    Pour les patients hypersensibles aux petites variations d’effet prismatiques (on en a croisé plusieurs), c’est lui qui terminait les réglages de lunettes (la touche finale). Chez ces patients, "l’à peu près" ne passe pas…

    2 assistants orthoptistes de formation (tous les 2 profs à l’école d’orthoptie) assurent les fonctions de "reprogrammation posturale" et réfraction par autoréfractométrie+tension intraoculaire+recherche de PSD. Les mercredi, jeudi et vendredi matin, OADS assure tout seul le bilan ophta et postural.

    Une psychologue y travaille tous les matins : elle fait passer les  bilans "cognitifs" (pas à tous les patients) ou donne la leçon de "reprogrammation posturale".

    Le bilan cognitif est composé de 4 épreuves (avant le traitement, ou après quelques mois de traitement*) : copie de figure de Rey chonométrée, épreuve de lecture chronométrée, restitution de figure de Rey de mémoire chronométrée, puis, dictée de texte chronométrée. 

    * OADS examine l’enfant avant de décider s’il faut lui passer un bilan "cogntif" comparatif (après le traitement). Certains reviennent avec une mauvaise posture flagrante : ceux ci n’ont pas fait leur reprogrammation posturale. En interrogeant l’enfant et la famille, on se rend compte qu’ils n’ont jamais fait vérifier les lunettes réalisées, les lunettes étaient très déformées, l’enfant ne portait pas souvent les lunettes : pour une raison très compréhensible, mauvais effet prismatique difficile à supporter) : examen de lunettes à prismes, de typage de SDP, vérification d’effet de lunettes sur le patient.

    Sur le grand nombre de patients passés en consultation (la salle d’attente était toujours remplie : je me demandais comment il allait respecter son timing au début…) : un seul enfant n’a pas eu de résultat positif (enfant intelligent, qui ne portait pas ses lunettes, la monture était très mal choisie, ils ne sont jamais repasser faire la vérification de lunettes à prismes, 1 verre rayé, les 2 verres très sales, patins en plastique glissants, face avant vrillée, branches tordues…), cet enfant n’avait quasiment pas porté ses lunettes, ne faisait pas les exercices de reprogrammation posturale, avait toujours une attitude scoliotique…

    Les familles venaient de tout le portugal : OADS est passé sur toutes les chaines de TV du pays, certains viennent avec un diag de "dyslexie", d’autre, de "dysphasie", et certains sans étiquette, mais en échec scolaire.

    Le cabinet d’OADS ne pose pas de diag de dyslexie, de dysphasie, …, eux, posent le diag de SDP, et traitement seulement le SDP.

    Ils évaluent les résultats de traitement de SDP chez ces enfants à pbs scolaires par les 4 tests composant leur bilan "cognitif", fonctionnent aussi avec un questionnaire (basé sur les résultats scolaires, le comportement de l’enfant vu par les parents, les enseignants, …).

    OADS observe leur posture de chaque patient.

    Les 100% de réussite n’est pas sans condition : OADS l’a bien précisée dans son envoi de ducument de présentation au congrès de Perpignan de cette année : ce n’est pas l’intention de traitement qu’il faut évaluer, mais les résultats de traitement.

    Il y a aussi beaucoup de profils symptomatiques hyper intéressants : 

    – un cas de speudo surdité (adulte de 45ans, sourd d’une oreille depuis plus de 23ans, après une tympanoplastie) : le pseudo surdité auditive de SDP était là, dès qu’OADS lui a mis le bon prisme (cas de SDP mono-prisme), il lui a parlé à l’oreille sourde en lui bouchant l’oreille valide : le patient entendait sa voix… J’ai eu plusieurs  retours de ce patient depuis : il prétend "revivre" avec ses lunettes à prisme sur verre plan (ses correctrices ont mis 10 jours à arriver par colis). Il est venu à Lisbonne pour ses douleurs multiples, la récupération de son oreille sourde n’était pas prévu dans son programme

    – de nombreux cas de strabiques, avec amblyopie fonctionnelle, nystagmus traités avec succès (récupération de l’oeil amblyope ou des 2 yeux amblyopes) suite à la combinaison de traitements (opération de strabisme lorsque c’est nécessaire, port de lunettes à prismes …). Surtout beaucoup d’ado, d’adultes (en France, peu d’ophtalmo porposent des traitements aux ado ou adultes amblyopes : "trop tard", dixit, or à Lisbonne, dans ce cabinet, c’est de la monaie courante…).

    – un cas de spondylarthrite ankylosante traité pour son SDP, qui n’a toujours pas de signe de soudage d’articulation sur les 8ans de suivi en traitement de SDP. Explication : le traitement de SDP dissipe ses douleurs articulaires et musculaires, permet alors à ce patient de bouger ses articulations, cela empêche la fusion des articulations.

    – bien d’autres cas très intéressants aussi, sans lien avec votre site, je ne vais pas vous encombrer avec mes observations…

    Cordialement

  5. Nous sommes en démocratie , chacun est libre de prendre les informations comme bon lui semble : il n’y a donc aucune raison de vous en vouloir.

    Bien au contraire : je dois vous remercier pour votre ouverture d’esprit, car vous ne censurez pas mes témoignages, contrairement à certains forums des associations de DYS.

    Merci Bill

  6. La phrase sur le manque de gain sur les performances phbologiques en dit long : c’est très évocateur de "mauvais effet prismatique" de lunettes pour moi.

    Dans le cas de ma fille, l’effet prismatique  sur sa capacité "phologique" a été surprennant à certains moments (suivant l’effet prismatique de ses lunettes) : 0 réussite en logatome* ou 100% de réussite en logatome.

    * elle était déjà à 0 réussite à ce test avant le traitement de Lisbonne.

    Or dans mon cas, certains symptômes phnologiques  persistent (ou réisistent aux effets prismatiques de mes lunettes) : le plus gênant pour moi = "dénaturer les sons à l’écoute".

    Ce symptôme m’a rendue "médiocre" en verbal tout au long de ma vie (nulle en oral en langues étrangères).

    Je connais  les maillons faibles de mon traitement (défauts réfractifs mal corrigés et lunettes pas très bien réglées).

    C’est pour cette raison que je pars à Lisbonne dans quelques jours : pour essayer d’y remédier.

    Si vous êtes inétressé, je vous tiendrais au courant de mon état d’avancement.

    Cordialement

    • Je pense que nous avons tous bien compris que vous êtes une convaincue des bienfaits de la méthode. Et, comme je l’ai déjà souligné, il n’est pas question ici de mettre en cause la sincérité de vos convictions. Vous pouvez donc nous parler librement et laisser aux orthophonistes qui vous liront le soin de « juger » (ouvertement ou en silence) de la pertinence de vos propos. Pour ma part, ne m’en veuillez pas mais je continuerai à suivre une démarche scientifique classique pour me faire une opinion.
      Bien cordialement, bonne continuation et à bientôt,

    • Non, je n’ai pas lu mais je viens de lire le résumé et je vous remercie pour l’info. En voici les conclusions :
      « Chez 13 des 16 enfants traités, il a amélioré de manière significative certains paramètres de la dyslexie, notamment le test de leximétrie globale, la lecture des mots réguliers et irréguliers, et les épreuves de décision orthographique et de complétion graphémique. Les épreuves concernant les processus phonologiques et celles concernant la manipulation mentale des sons du langage (conscience phonologique) n’ont pas été significativement améliorées.
      Conclusion : Les résultats de cette étude ouvrent une nouvelle voie de recherche en montrant qu’une modification de la proprioception peut être bénéfique sur certains éléments cliniques rencontrés dans la dyslexie de développement. Le niveau d’action du traitement postural sur les signes de dyslexie qui se sont améliorés reste à préciser. Cette étude préliminaire doit être complétée par un essai thérapeutique sur un plus grand nombre de patients et pendant une plus longue durée. »

  7. Bonjour Bill,

     

    Lorsqu’un syndrome n’a pas de traitement : effectivement, je partage votre  avis, la définition d’un tel syndrome n’a aucun intérêt.

     

    Or lorsque le syndrome a un traitement efficace, là, je ne partage plus du tout votre avis : car les personnes remplissant ces critères peuvent bénéficier du traitement (si elles le souhaitent, bien entendu).

     

    Mener à bien ce traitement de Lisbonne n’est pas sans difficulté : ça fait plus de 42 mois que je cours après le « bon effet prismatique » de nos lunettes, et je n’y parviens pas encore « parfaitement » (il y e encore beaucoup à redire).

     

    Même sans ce fameux « bon effet prismatique », nos résultats sur 42mois de traitement valent mon investissement en temps, en énergie, et en moyens financiers (j’ai une valise remplie de lunettes à prismes plus ou moins « bien » réalisées).

     

    J’ai dressé un bilan sur notre « dyslexie » familiale à 32mois de traitement (non exhaustif) : je vous laisse juger selon votre échelle de valeurs : http://apedys.org/dyslexie/viewtopic.php?topic=865&forum=10

     

    On n’a pas déchanté depuis : les pbs de « mauvais effets prismatiques » de nos lunettes pas très bien réalisées ou pas très bien réglées ont probablement retardé la guérison de notre SDP, malgré tout,  le bilan est largement positif (selon mon échelle de valeurs)

    • Bonsoir Jiane. J’ai lu l’entièreté de votre témoignage. Je ne peux que reconnaître et respecter la sincérité de vos convictions. Je vous souhaite aussi une bonne continuation.

  8. Désolée pour le nombre de fautes de frappe dans le commentaire précédent : pas eu le temps de relire…

     

    D’autres constats de ces 2 rencontres ne sont pas dénués d’intérêt : les anomalies de traitement constatées sur les (8 + 26) français « prismés », expertisés lors de ces 2 rencontres.

     

             100% de lunettes à prismes « mal réglées » :  non respect de 2 spécifications importantes de Lisbonne « champ temporal symétrique » et « perpendularisme de la face avant de lunettes par rapport au plan sagittal », même chez les patients « à bilan très positif sur toutes les familles de symptômes de SDP »

     

             la majorité des montures ne sont pas « favorables » au traitement postural de Lisbonne : verres trop petits (pas assez de couverture verticale dans la majorité des cas, pas assez de couverture temporale pour quelques cas), branche « trop rigides », donc « difficilement réglables » (or pour mener à bien le traitement de Lisbonne, il faudrait que le pont , les branches et les appuis nasaux soient « réglables » pour les opticiens).

     

             sur des patients « à bilan de traitement positif », mais « à résultats insuffisants », il y avait 2 cas « bi-prismes », avec le prisme gauche monté avec trop de dispersion en orientation (4° à 5° de dispersion sur 55° prescrits) : cause potentielle du manque de résultat sur la « pseudo surdité auditive » d’une adulte (neutralisation des sons aigus) et « manque de résultats visibles » sur la dyslexie (manque d’efficacité de compensation d’erreurs d’étourderie)

     

             la majorité des cas d’échec de traitement avaient un « typage de SDP » non correspondant aux prismes de leurs lunettes (erreur de typage, changement de typage durant le traitement, non rectifié)

     

             Quelques cas d’hypersensibilité aux petites variations d’effets prismatiques ou de réglage de lunettes (décompensation rapide : à 1° de dispersion près en orientation de prismes  ou à 1mm près en écart de centrage de verre : même avec une très faible correction optique ;  à peu de variation d’asymétrie de puissance de prismes : une petite modification de distance œil-verre) : un seul réglage n’est jamais suffisant après chaque décompensation de SDP, il leur faut une succession de réglages pour amener le porteur à un « état asymptomatique stable » (ces patients sont signalés par le Pr. OADS de Lisbonne en tant que « les plus difficiles à traiter »)

  9. Réponse à la question posée par Bill : « x enfants…  x SDP » 

    Nous avons organisé 2 dépistages de SDP dernièrement 

    – le 18/02/2007, à Lausanne, dans le cabinet d’oph-posturo local : 5 personnes non traitables par nos oph-posturos français consultés (membres de famille des enfants SDP ou d’enfants DYS)

    – les 24-25 mars à St Quentin en Yvelines : 40 personnes suspectées de SDP (membres de famille d’un enfant SDP diagnstiqué, ou amis des familles de SDP en cours de traitement)

    Seulement 4 personnes non « franchement positives » aux bilan de détection de SDP de Lisbonne :

    – 2 enfants sans pb scolaire, ni pb de comportement
    – 3 adultes, dont 1 à « maux chroniques, qui venait d’avoir une nouvelle séance d’ostéo », 1 très birllante au niveau scolaire et cadre dirigeant d’un groupe international, 1 étudiante brillante

    Tous les autres volontaires à ce dépistage présentaient tous un déséquilibre de tension musculaire gauche/droite « suffisant » pour être « prismables ». parmi lesquels, il y avait :

    – enfants précoces 
    – enfants dyspraxiques
    – enfants dysphasiques
    – enfant étiqueté de « psychotique »
    – enfants en difficulté d’ingration scolaire, sans étiquette de DYS
    – enfants dyslexiques 
    – enfants cumulant plsuieurs étiquettes de DYS
    – adultes à maux chroniques et à maladies chroniques
    – étiudiants brillants
    – adultes en difficulté d’intégration socio-professionnels
    – adultes à « flagrante réussite » scolaire et socio-professionnelle
    – adultes et enfants « positifs certains jours » et « négatifs certains jours » à ces tests de dépistage de SDP de Lisbonne

    Déjà en 1996, Dr. Bernard Bricot a publié, dans son livre « La Reprogrammation Posturale Globale » (édition Saurampe)  un constat dans une école primaire * : >80% d’enfant présenteraient des anomalies posturale (donc de répartition de  tention musculaire dans le corps).

    *  valeur soumise à vérification : ma mémoire de nombre n’est pas toujours fiable dans le temps

    > 85% de la population  présenterait une « malocclusion » à l’âge d’adolescence et adulte.

    Il y a donc lieu de supposer un « SDP actif » durant  leur période de poussée dentaire.

    SDP =  « normalité » ou  « fléau », à chacun d’apprécier…

    Jiane
    Adulte SDP traitée avec succès par la posturologie de Lisbonne (début de traitement :  octobre 2003).

    • Merci Jiane pour ces infos. Si plus de 80% des enfants « souffrent » d’un Syndrome de Déficience Proprioceptive, vous admettrez sans doute que ce syndrome ne décrit pas grand chose ou trop de choses, ce qui revient au même. Et, plus important encore de mon point de vue, il devient manifestement intenable de soutenir l’hypothèse d’un lien causal entre ce syndrome et une dyslexie (par exemple). Que le traitement d’un déficit postural puisse se faire au moyen de lunettes prismatiques n’est pas en cause ici…

  10. Une dernière question totalement naïve. Comment se fait-il que l’on trouve sur le net des milliers de pdf avec des articles complets qui ne sont encore que soumis à publications??? Et cela sur les sites des plus grandes universités.
    Sur ce, je me tais.

  11. Après avoir prévenu le docteur Quercia des commentaires qui étaient faits sur ce forum, voici sa réponse qu’il me demande de transférer sur pontt.


    Bonjour

     

    Jusqu’à preuve du contraire, l’interprétation des résultats du protocole publiée sur le site de Coridys ou d’autres listes de diffusion, n’engage que Fabrice Robichon et que lui seul.

    Ce protocole a duré 3 ans, période à la fin de laquelle les 6 personnes engagées dans ce protocole ont rédigé en commun un texte qui a été soumis à un comité de lecture d’une revue reconnue. Nous sommes en attente de l’avis de ce comité indépendant.

    Seul le contenu du texte publié sera le reflet de ce que nous avons constaté comme différences entre les patients traités et les patients placebos.

    Il est évidemment très choquant de constater qu’un des auteurs, pour des raisons encore obscures, prenne la liberté de diffuser sa propre opinion sur un lieu public et ouvert « à tous vents » avant l’avis des experts du comité de lecture. Ceci ne respecte pas la déontologie élémentaire qui régit les relations entre les membres d’une même équipe de recherche.

    Au-delà des conséquences pour les praticiens qui traitent les dyslexiques et les dyslexiques eux-mêmes, ceci pose d’abord et avant tout un problème grave vis-à-vis de ce comité de lecture qui possède un texte reconnu et signé par tous les membres d’une équipe et qui peut lire par ailleurs l’avis très personnel d’un des auteurs sur internet. On pourrait comprendre que ce comité, jugeant son rôle et son indépendance remis en cause,  rejette purement et simplement le texte proposé, ce qui aboutirait à annihiler 3  ans d’efforts et d’espoirs.

    Ceci pose également un problème vis-à-vis des financeurs qui nous ont aidés dans notre travail.

    Il est donc tout à fait possible que tout cela se règle au final d’une manière qui n’anoblira personne. En attendant, je crois qu’il serait judicieux que cela ne soit pas un sujet de discussion sur une liste, même fermée. Je me permets donc de vous suggérer d’en rester là afin de ne pas mettre le reste de l’équipe dans une position encore plus délicate que celle qu’elle connaît actuellement.

    Bien cordialement

     

    Dr Patrick Quercia

     

  12. Bonjour,

    je comprends bien votre réaction générale de "recul" face au bulldozer de la méthode de Lisbonne, qui effectivement avec les discours et les methodes de la "clinique" Prodys, n’incline pas à la confiance…… Cependant, en tant que maman d’un enfant précoce dyslexique, dysgraphique et dysorthographique de 13 ans, je désire porter témoignage de ce terrible sentiment d’impuissance et de frustration qui nous empoisonne depuis tant d’années, à voir notre fils souffrir et la médecine traditionnelle nous renvoyer dans nos foyers d’un revers de main négligent….. Il marche sur la pointe des pieds, trébuche, se cogne partout ? "Mais madame, achetez-lui des chaussures à sa pointure…"(sic !) Il se mord les joues et la langue, il n’arrive pas à se laver les cheveux derrière la tête ?  "Fichez-lui la paix, nous avons tous nos singularités !…."

    Oui, j’ai entendu tout cela et bien pire encore, sur la qualité de notre amour et sur le "cordon ombilical", depuis tant d’années…. La dernière orthophoniste que nous avons pratiquée avait décidé de lui faire faire de la relaxation et du travail sur le souffle pour tenter de corriger son bégaiement, malgré notre demande formelle de continuer le travail classique sur la lecture et l’écriture…..

    Alors, la méthode de Lisbonne, pourquoi pas, au moins aujourd’hui mes plaintes sont écoutées et mon fils n’est plus découpé comme un saucisson: rééducation orthoptique, psycho-motricité, orthophonie, psychologie, graphothérapie…… Je vous tiendrai au courant des résultats…… 😉

    • Je ne peux que vous inviter à aller lire cette mise au point. En voici même le lien direct:
      Coridys
      Et merci Cathydys pour l’info.

      Comme le Professeur Robichon nous y a autorisés, je colle le texte ci-dessous :
      Posturologie et dyslexie : une mise au point s’impose…

      Fabrice ROBICHON, Neuropsychologue praticien, Professeur de Neurosciences et de Neuropsychologie, Université de Bourgogne, Responsable scientifique de l’étude  » Prismes, posture et dyslexie « .

      Une nouvelle méthode de traitement de la dyslexie de développement, connue sous le nom de  » méthode posturale  » ou  » méthode de Lisbonne  » ou encore  » traitement proprioceptif  » est apparue récemment sur les sites et forums de discussion de l’Internet. Cette méthode fait actuellement l’objet d’une vaste campagne publicitaire, pas seulement sur les sites web ou dans de nombreuses conférences, mais aussi dans la presse, sur les ondes radio et même à la télévision, surtout depuis l’ouverture d’un centre de traitement postural de la dyslexie, à Paris.

      L’impact de cette méthode sur les difficultés cognitives des dyslexiques a été évalué au cours d’une recherche scientifique ayant reçu l’agrément des autorités sanitaires (CCPPRB et DGS) et conduite à Dijon, au CHU et à l’Université. Cette étude a constitué à leur insu deux groupes d’enfants dyslexiques, l’un sous traitement postural et l’autre sous traitement neutre ; elle est close depuis octobre 2005. Les résultats ont montré le très faible intérêt de cette méthode pour les troubles de la lecture, de l’orthographe et de la phonologie, constants chez les dyslexiques. Ils ont également montré la nécessité d’accroître les recherches avant de proposer la méthode au public dans la mesure où il existe un risque d’aggravation (observé dans l’étude). L’étude et ses résultats ont été officiellement présentés au cours des XIIIe Journées de l’Association de Posturologie Internationale, tenues à Paris les 27 et 28 janvier 2006.

      Deux articles ont été rédigés : un article de recherche pour une revue médicale et un article pour les actes du congrès de l’A.P.I. Dans les deux cas, ces articles n’ont toujours pas été publiés et l’on peut se demander pourquoi un tel retard.

      On peut lire sur plusieurs sites ou entendre dans diverses conférences que si le traitement postural ne permet pas à tous les dyslexiques de progresser avec le même bénéfice, il accélère néanmoins le traitement des informations, en particulier dans les processus de lecture : les dyslexiques, avec la méthode posturale, seraient plus rapides que sans la méthode. Cette affirmation est pour l’heure entièrement gratuite car aucune donnée ne permet encore d’affirmer cela. Actuellement, une analyse approfondie des temps de réaction enregistrés chez les enfants de l’étude sous traitement postural comparés à ceux sous traitement neutre, est conduite d’une manière totalement indépendante. Quels que soient les résultats de cette nouvelle analyse portant sur les temps de réaction, ils seront communiqués, présentés et publiés.

      Enfin, dans la mesure où le traitement postural (prismes, semelles, en particulier) modifie la façon dont le cerveau reçoit les informations et y réagit en conséquence par des ordres que l’on espère appropriés, il serait plus que souhaitable que le principe de précaution s’applique, en particulier chez l’enfant pour lequel le système nerveux n’a pas encore terminé sa maturation. Il est très clair que l’efficacité de la méthode posturale dans la dyslexie ne repose, à ce jour, sur aucun fondement scientifique. La seule étude conduite avec des méthodes rigoureuses, qui tarde à voir ses résultats publiés, montre l’inverse et met en garde sur un possible effet secondaire du traitement. L’argumentaire pour convaincre de l’efficacité du traitement postural dans la dyslexie repose sur les questionnaires de satisfaction envoyés aux familles après un certain temps de traitement. Ces questionnaires sont biaisés dès le départ pour, au moins, trois raisons que j’ai déjà eu l’occasion d’exposer aux principaux intéressés. Ces questionnaires ne constituent aucunement une  » preuve  » scientifique, mais ils démontrent plutôt la manière dont les réponses peuvent être influencées.

      Enfin, on peut lire ou entendre que la dyslexie serait liée à un trouble de la posture, dont elle serait, d’ailleurs, une conséquence directe. Je réaffirme ici qu’aucune étude scientifique (et certainement pas celle que nous avons conduite à Dijon dont les objectifs étaient ailleurs) n’a démontré l’existence d’un éventuel lien entre un trouble de la posture et les difficultés cognitives des dyslexiques. Une méthode rigoureuse a été proposée au cours du congrès de l’API de janvier 2006 à Paris, pour répondre à la question de l’association entre le  » syndrome de déficience posturale  » (récemment rebaptisé,  » syndrome de déficience proprioceptive « , mais c’est toujours le même) et dyslexie de développement. Cette proposition n’a toujours reçu aucun écho de la part des spécialistes de la posturologie, bien que l’on continue de lire ou d’entendre que la dyslexie est liée à un trouble postural proprioceptif.

      Maintenant, je propose un Quizz questions-réponses à propos de posturologie et dyslexie :

      1) Tous les dyslexiques ont un trouble postural :
      Faux, cela n’a jamais été démontré. Il faut attendre une étude sérieuse faite dans les règles de l’art.

      2) Le traitement postural améliore la lecture des dyslexiques :
      Un très faible effet a été obtenu dans l’étude conduite à Dijon : les dyslexiques sous traitement postural ont gagné 1,5 mois sur un retard moyen de 45 mois en lecture alors que ceux sous traitement neutre ont accru leur retard comme attendu (à p = 0.04). Dans l’absolu, on peut donc parler d’un gain et c’est ce que certains ne se privent pas de faire. Cependant, a) les résultats sont fragiles, à p = 0.04, il suffit d’un enfant supplémentaire pour perdre la différence significative entre les groupes ; b) aucun enfant n’a récupéré le niveau attendu puisqu’il reste toujours plus de 40 mois de différence entre l’âge de lecture et l’âge chronologique et c) un enfant sous traitement ne s’est pas amélioré alors que deux autres se sont aggravés et ont régressé en lecture, ce qui pose la question d’un possible effet secondaire.

      3) Il existe des troubles proprioceptifs dans la dyslexie :
      Probablement. La dyslexie est très complexe et les chercheurs tentent actuellement de réaliser un modèle multi-étages qui prendrait en compte des aspects génétiques, des aspects hormonaux et des aspects neuroanatomiques. Par ailleurs, les chercheurs, en particulier australiens, ont montré depuis plus de 30 ans l’existence de mouvements oculaires imparfaits chez certains dyslexiques, mais pas chez tous. C’est sur ce type de constat que joue toute l’ambiguïté de certains discours en conférence ou sur Internet.

      4) Le port de prismes améliore considérablement les dyslexiques :
      D’après les résultats de notre étude, c’est faux en ce qui concerne les déficits cognitifs. En revanche, un certain nombre d’effets positifs peuvent se dégager sur la sphère  » comportementale  » : les enfants agités et hyperactifs semblent s’assagir, ce qui représente un point non négligeable à prendre en considération. A ce titre, d’autres syndromes pourraient peut-être bénéficier plus largement du traitement postural que la dyslexie de développement, mais dans tous les cas, des recherches scientifiques doivent être entreprises avant la diffusion de la méthode.

      5) Le traitement postural prodigué aujourd’hui n’est plus celui qui avait été évalué dans l’étude de Dijon :
      On entend dire cela, en effet. J’ai pu personnellement le constater aussi, à travers les semelles proprioceptives qui ne sont plus celles de l’étude et à travers l’inclinaison verticale des prismes. Mais alors, dans ce cas, où sont les nouvelles études qui ont évalué les modifications apportées au traitement et surtout l’innocuité de ces changements ? Comment peut-on changer le moindre élément du traitement sans s’assurer des effets, dans un sens ou dans l’autre, avant de diffuser la méthode ?

      6) Beaucoup de personnes sont satisfaites de la méthode posturale car elles ont constaté les changements prédits :
      Vrai. On entend dire et on peut lire beaucoup de bien à propos de cette méthode. Le fait est que les prismes apportent réellement un certain confort. Ce n’est pas nouveau, on les utilise depuis très longtemps avec un bénéfice direct pour lever des contractures musculaires, corriger des problèmes de strabisme ou encore rééduquer des héminégligents, c’est-à-dire des personnes dont une partie du champ visuel a disparu. La prédiction d’un changement dans l’attitude posturale de l’enfant est donc garantie et observable à coup sûr. Constatant ce changement prédit à l’avance, les parents deviennent tout naturellement plus enclins à accorder leur confiance pour le traitement des difficultés cognitives des dyslexiques.

      Conclusion :

      Il y avait une étude à réaliser sur la méthode de Lisbonne et c’est ce qu’un groupe de chercheurs a fait. Cette étude a été conduite avec toute la rigueur scientifique, jusqu’à l’analyse des résultats réalisée par un statisticien indépendant n’ayant jamais vu les enfants. Dans la mesure où une publicité très favorable à cette méthode est faite à large échelle dans les médias, avant la publication des résultats, mais après leur présentation officielle en congrès, la réputation de ces chercheurs est engagée.

      Mon avis personnel est que la méthode posturale pourrait peut-être s’appliquer plus avantageusement à d’autres troubles davantage orientés sur la sphère comportementale que sur la sphère des fonctions cognitives. A ce titre, elle pourrait être un complément utile, dans certains cas et pour certaines pathologies, aux rééducations et remédiations habituellement prodiguées. Quels que soient les bénéfices escomptés, il est, de toute façon, nécessaire de réaliser d’autres études scientifiques afin, d’une part, de quantifier sérieusement ces bénéfices et, d’autre part, d’évacuer de possibles effets nocifs. A vouloir aller trop vite, être trop pressés, on risque de passer à côté d’une aide qui pourrait être cultivée bien davantage, mais surtout, on risque de créer de nouveaux déficits sur un système nerveux qui ne termine pas sa maturation avant l’âge de 16 ou 17 ans.

      Il faut bien comprendre que je ne condamne pas la méthode posturale a priori, je souhaite simplement rectifier certaines informations que j’entends ou que je lis à propos des résultats de l’étude que nous avons conduite et j’attire l’attention sur le principe de précaution à mettre en œuvre dans la mesure où l’on peut constater un manque certain d’études rigoureuses. Pour reprendre la phrase de ralliement désormais célèbre dans les milieux de la posturologie appliquée à la dyslexie,  » le train de la posturologie est en marche et personne ne pourra l’arrêter « , eh bien, excusez-moi d’être resté sur le quai de gare, mais je ne m’aventure pas dans un train dont les portes sont encore ouvertes aux quatre vents… Pardonnez-moi cette inélégante phrase de fin.
      Fabrice Robichon
      http://www.neurob.fr

  13. Bonjour,

    Il est dommage que vous ne signiez pas votre commentaire , somme toute assez interrogatif sur la méthode de Lisbonne. (je ne sais même pas si vous êtes un homme ou une femme !)

    Pourquoi est -il si difficile pour vous de penser qu’on peut prendre le mal à la racine, soigner la cause et non l’effet.
    Etes vous orthophoniste, avec crainte de perdre des patients si le traitement de Lisbonne pouvait se généraliser ?

    Bien sûr il y a peut être x enfants non dyslexiques sur x qui sont SDP. Il suffirait de le vérifier. Je crois simplement que les professionnels doivent gagner leur vie et lancer un protocole d’étude ne doit pas être si aisé que ça. Il faut trouver des financements, des partenaires…je ne sais pas trop, en tout cas, ça prend du temps. Soyons donc patients.

    Ce qui manque encore, à mon sens, c’est une étude sur d’autres enfants que les dyslexiques. Cela viendra, une chose à la fois. Le travail du Dr Quercia est déjà un grand pas en avant vers la divulgation du traitement lorsqu’il aura pu la mener à son terme.

    Avez vous lu aussi que les hyperactifs peuvent échapper à la Ritaline ou autre Concerta lorsqu’ils sont traités par prismes + semelles + exercices ?

    Savez vous que ce ne sont pas seulement les dyslexiques qui sont aidés par la méthode, mais aussi les dyspraxiques ?

    Je vous encourage à garder votre esprit de curiosité en éveil comme vous le faites.

    Bien cordialement

    Marie, simple parent de dys.

    • Si vous lisez un peu plus haut, vous verrez mon nom. Mais vous avez raison, ce n’est pas clair pour tous. J’ai donc remis le module « présentation » à gauche.
      Et chacun peut exprimer son avis. Le mien est clair et je l’ai exprimé clairement, je crois. Ce que vous dites ne peut que me conforter dans mon avis. Mais je n’ai, pour le moment, rien de plus à dire sur ce sujet.
      Bill – Michel Fréderix (licencié en logopédie), Belgique

  14. Voici ce qu’en dit le docteur Quercia lui-même au groupe yahoo « Orthophonie-Québec » :
    « C’est vrai que tout cela prend une nouvelle dimension depuis l’ouverture du centre Prodys dont personne ne sait si c’est une habile exploitation financière des relations entre proprioception et dyslexie ou des gens sincères.
    Le bulldozer médiatique qu’ils viennent de mettre en route pour leur ouverture plaide pour la première hypothèse et c’est une lourde faute car la présentation journalistique est faite de raccourcis intolérables …».

    Je reconnais que j’extrais ces phrases de leur contexte. Le docteur Quercia (créateur ou importateur de cette méthode portugaise en France) y fait aussi part de ses convictions personnelles, bien sûr.

    Dans ce que dit le centre prodys, je ne vois également qu’une argumentation liée au thème de la confiance en leurs convictions et leur prétendue expérience.

    Le langage utilisé par prodys (message au groupe yahoo « Orthophonie ») me semble suffisamment aisé à démonter pour les orthophonistes. Mais, il est aussi suffisamment bien tourné pour tromper des milliers de parents en quête de miracle. La crédulité n’a pas de limites lorsqu’on cherche des solutions à des problèmes insolubles et il n’y a rien d’étonnant à ce que certains tentent d’en tirer profit.

    A mon sens, cela ne frise plus le charlatanisme scientifique. C’en est. Même si les promoteurs croient sincèrement à leur théorie. Et je voudrais que des scientifiques se prononcent ouvertement sur la question. Michel Habib l’a fait et le professeur Robichon a demandé que son nom ne figure plus sur le livre publié avec les docteurs Quercia et Orlando Alves da silva.

    Notez bien que je ne conteste pas « a priori » que les prismes puissent être utiles à certains dyslexiques. Si l’on montre que des troubles de l’attention visuo-spatiale, similaires à une négligence visuelle a minima, sont une des sources de dyslexie (et là, il commence à y avoir des arguments pertinents dans la littérature scientifique), alors peut-être les lunettes à prismes seront-elles sous peu testées comme un outil de compensation. Mais, jusqu’à preuve du contraire, ceci ne donnerait encore aucune assise à l’existence du SDP et à l’amalgame qui est fait avec les dyslexies (et avec bien d’autres pathologies d’ailleurs).

  15. Bonjour à tous,

    Je suis Fabrice Robichon et je ne vous en veux pas du tout d’avoir inséré ici des copier-coller de mon site web 🙂

    Bien au contraire, j’essaie de rectifier, quand l’occasion m’en est donnée, quelques informations qui sont, pour le moins, erronées mais diffusées à grande échelle.

    En premier lieu, je ne cautionne absolument pas la "méthode posturale" encore dénommée "méthode de Lisbonne" (c’est la même) appliquée à la dyslexie. C’est important, à mes yeux, de le dire car on m’a déjà rapporté que j’aurais personnellement "démontré le lien entre SDP et dyslexie", ce qui est entièrement faux. D’ailleurs, je tiens à dire qu’aucune étude n’a encore démontré l’existence d’un tel lien et que j’ai proposé au congrès de l’API en janvier 2006 (cf. plus bas) une méthode rigoureuse pour celà. A ma connaissance, personne ne s’est encore impliqué dans cette tâche. Dire que tous les dyslexiques souffrent d’un "SDP" n’est donc, pour moi, absolument pas fondé scientifiquement.

    Concernant la recherche conduite à Dijon, il y avait une étude à faire pour vérifier l’impact du traitement postural sur les difficultés cognitives du dyslexique de développement et c’est ce que nous avons fait (3 praticiens hospitaliers et 3 chercheurs de l’université), au sein d’un protocole de recherche, avalisé par le C.C.P.P.R.B. et la D.G.S., et financé par des instances publique (un ministère) et privée (une société).

    L’étude a donné des résultats clairs et nets, qui ont été officiellement présentés en congrès à Paris, lors des XIIIe Journées de l’Association de Posturologie Internationale, en janvier 2006. La publication des actes de ce congrès se fait toujours attendre, de même que la parution de l’article original écrit pour une revue médicale.

    Je ne peux donc pas entrer dans le détail des résultats sous peine de voir l’article refusé par les revues (en effet, quelle revue accepterait de publier après coup des données connues de tout le monde, quand on sait les frais d’impression ?). Et je ne tiens pas non plus à ce que cette étude, pour laquelle nous avons particulièrement été vigilants sur la rigueur et la méthodologie, soit reléguée dans l’oubli. Encore un peu de patience, je m’efforce d’accélérer le processus…

    Quelqu’un sur ce site parle du livre que nous avons co-écrit P. Quercia,  O. da Silva et moi. En effet, il n’a pas été publié chez un éditeur traditionnel de textes scientifiques, mais chez un imprimeur de la région. A distance maintenant (puisqu’il date de 2004) et après une relecture minutieuse, certains passages trouvent une autre résonance en moi et j’ai demandé à l’éditeur d’arrêter l’impression de ce livre car, en tant que co-auteur, je ne suis plus d’accord aujourd’hui pour diffuser cet ouvrage, en tout cas avec mon nom.

    J’ai lu également sur ce blog qu’on me soupçonne de "prendre mes distances par rapport aux autres". Ce n’est pas tout à fait comme celà que je le formulerais. Il existe une divergence d’interprétation des résultats entre différents auteurs de l’étude originale, certains ne seront pas surpris. Personnellement, je souhaite demeurer dans une attitude scientifique, déjà qualifiée de "froide". Lorsque je constate la publicité qui est faite à large échelle actuellement pour cette méthode, qui devrait toujours n’être qu’expérimentale, que ce soit dans des forums de discussion ou dans les médias, je ne peux que prendre mes distances car ce n’était certainement pas l’objectif de mon investissement dans l’étude.

    Si vous êtes arrivés jusqu’ici, alors je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout. Dès que les publications seront sorties, je commenterai précisément les résultats sur mon site web.

    Fabrice Robichon    http://www.neurob.fr

    • Je remercie très sincèrement monsieur le professeur Robichon pour son commentaire extrêmement clair et honnête.
      Je ne manquerai pas de signaler ici les commentaires que vous ferez sur votre site.
      Bien cordialement,
      Bill (Michel Fréderix)

  16. Je cite encore le professeur Robichon:
    "Plusieurs patients semblent déjà avoir confondu la pratique de la neuropsychologie avec celle de la posturologie."
    "…. le posturologue, comme son nom l’indique, s’adresse aux troubles de la posture qui, dans certains cas, lorsqu’ils sont présents, peuvent être pris en charge par le traitement postural".

    A mon sens, pour l’instant, cela clôt le débat.

  17. oki, je vais etre gentille à l’avenir, mais je peux qd mm affirmer que M.Le Professeur Robichon ne m’en voudra pas de distribuer l’info, il vient rectifier ou creuser des infos sur pas mal de sites dans le domaine des dys ( phasie, lexie, praxie).

    Pour la posturo, ce n’est ni un pro, ni un anti, c’est un chercheur qui s’appuie sur l’etude.

    …..mais promis, je deviendrais raisonnée sur les sites dont je meconnais l’auteur, qd aux autres, je te passerai l’aval si tu le souhaites.

    • Le professeur Fabrice Robichon est co-auteur du seul livre que j’ai pu mentionner dans ce billet.
      Je ne peux que me réjouir de le voir écrire sur son site que :
      « Récemment, une nouvelle méthode, connue sous le nom de « traitement postural » ou « méthode de Lisbonne » est apparue et certains enfants semblent en avoir tiré un bénéfice modéré. L’efficacité de cette méthode reste encore à démontrer mais l’on peut raisonnablement penser qu’en améliorant l’enfant dans son corps (moins de douleurs musculaires et de maux de tête, moins remuant donc plus calme et plus concentré pendant plus longtemps), il bénéficiera au mieux de la rééducation orthophonique. »
      Il fallait que cela soit dit !!! Et je l’en remercie. D’autant que, sauf erreur, il ne fait même pas mention de son livre. Modestie plus que louable ou désaveu? A vous de vous faire une opinion.

  18. coucou,

    Oui, le Professeur Robichon nuance la methode de la proprioception.
    http://www.neurob.fr et nous sommes nombreux à attendre la publication des etudes faites.

    TROUBLES DES APPRENTISSAGES                  ET DU DEVELOPPEMENT COGNITIF

    DYSLEXIE DE DEVELOPPEMENT :

    Etude de l’impact du traitement postural sur la réduction des troubles cognitifs chez les dyslexiques de développement (Responsable scientifique de l’étude)

    => Les résultats de l’étude sont connus depuis l’été 2005 et le premier rapport, à l’intention des financeurs, a été rédigé dès octobre 2005, cependant les articles ne sont pas encore parus. Deux publications officielles ont été rédigées : l’une à destination d’une revue médicale et l’autre pour les actes du congrès de l’API du mois de janvier 2006 au cours duquel les résultats de l’étude ont été présentés. Parce que les résultats ne sont pas encore parus, les informations données ci-dessous ne peuvent qu’être générales, mais ils seront ensuite repris en détail et commentés sur ce site.

    En bref, deux groupes d’enfants dyslexiques ont été évalués dans cette étude, avant et après traitement. Les enfants du premier groupe avaient un traitement postural complet et les enfants du deuxième groupe avaient un traitement neutre.

    Les examens neuropsychologiques, réalisés avant et après traitement, ont porté sur quatre grands domaines connus pour être déficitaires dans la dyslexie de développement : les processus de lecture proprement dits (1), les activités lexicales dont l’orthographe (2), les processus phonologiques (3) et les mécanismes métaphonémiques (4).

    En résumé, les différences entre les deux groupes n’ont été observées que pour les processus de lecture : le groupe sous traitement postural a légèrement progressé par rapport au groupe sous traitement neutre (1), mais il est loin d’avoir rattrapé le retard par rapport aux enfants normo-lecteurs. Les trois autres secteurs cognitifs (2) (3) (4) ne se sont pas améliorés en dépit du traitement postural :

    Trois des enfants prismés n’ont pas progressé dans les activités de lecture : l’un est resté stable et deux autres se sont aggravés. Ce constat pose la question d’un éventuel effet secondaire du traitement qu’il conviendrait d’étudier plus précisément.

    Le rôle du traitement postural semble donc limité sur les difficultés cognitives des dyslexiques. Le traitement prismes + semelles + exercices, à lui seul, ne suffit pas pour récupérer le niveau.

    Sur les difficultés propres à la dyslexie (lecture, orthographe, phonologie, etc.), le traitement semble donc ne pas fonctionner. En revanche, certains effets positifs paraissent se dégager au plan comportemental : sous traitement, certains enfants agités paraissent plus calmes, plus posés et disent avoir moins souvent mal à la tête et moins souvent de douleurs musculaires. Ces troubles ne font pas partie du tableau clinique de la dyslexie et donc, ne sont pas présents chez tous les dyslexiques. Si le traitement n’intervient que sur des aspects périphériques et comportementaux, ceci expliquerait peut-être pourquoi un certain nombre d’enfants ne répondent pas au traitement.

    La réflexion doit maintenant s’organiser autour du rôle du système proprioceptif dans la dyslexie, qui ne semble pas au coeur des difficultés du dyslexique. Il conviendrait déjà de montrer la présence d’un syndrome de déficience posturale chez tous les dyslexiques dans une étude rigoureuse, puis d’examiner de plus près les éléments qui composent le traitement postural, en particulier les prismes qui modifient l’incidence des images sur la rétine (ce qui n’est pas anodin).

    Ensuite, il s’agit de savoir si la dyslexie est réellement une indication du traitement postural : en effet, il faut se garder d’une confusion entre dyslexie et syndrome de déficience posturale (SDP) auquel s’adresse le traitement prismes et semelles.

    • Je te remercie, Léa, pour cette information. Monsieur Robichon prendrait-il ses distances par rapport aux autres? A suivre…
      Ceci dit, Léa, sois gentille de ne plus recopier des pages internet dans un commentaire. C’est sympa mais cela n’est pas autorisé par les règles d’éthique du net. Il faut référencer et non copier.
      En cas de plainte, le blog pourrait être fermé sans préavis. Merci beaucoup et à bientôt. Amicalement, Bill.

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