La BAWL

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, la batterie BAWL (Batterie d’Attention William Lennox) est aujourd’hui distribuée directement par son auteur, Michel Leclercq. Pour en savoir plus sur les modalités, il vous suffit de le contacter.

Vous pourrez y télécharger une version de démonstration et y lire une description succincte des épreuves.

Sachez aussi que Michel Leclercq accepte volontiers de venir faire une présentation de sa batterie. N’hésitez pas à le solliciter.
Je me propose d’ailleurs de vous signaler à l’avenir ces éventuelles formations par le biais des commentaires à ce message.

A la question de savoir quel est l’apport spécifique de la BAWL par rapport à d’autres outils d’évaluation de l’attention, comme p. ex. la TEA/TAP, Michel Leclercq nous fournit ces trois éléments en réponse :

Le plus important concerne la structure des tâches qui composent la batterie. En effet, hormis l’épreuve d’attention soutenue, toutes les tâches ont été élaborées à partir d’une structure commune, à savoir : délais interstimuli identiques (1, 3, 5 ou 7 sec.), même chronologie (ordre pseudo-aléatoire fixe) de présentation, stimuli cibles et distracteurs de même type, tout en rendant
strictement équivalente les deux moitiés de chaque épreuve, quelle qu’en soit la version utilisée (16, 32 ou 64 items). Partant, outre les analyses intra-épreuve (y compris partie 1 vs 2), cette structure commune va permettre un ensemble de comparaisons inter-épreuves. Ainsi, par exemple, on peut tirer des enseignements quant à la qualité du balayage visuel d’un sujet en comparant ses
performances au TR visuel centré avec celles obtenues au TR latéralisé; ou encore, on peut apprécier sa capacité de traitement et de consommation de ressources attentionnelles en fonction de l’augmentation de la charge mentale qu’il a à traiter, en comparant ses performances au TR simple binaire vs double binaire, etc. Le point important étant que ces comparaisons sont rendues
possibles du fait de la structure identique des tâches ; le principe qui nous a guidé lors de la construction des épreuves étant : « Toutes choses étant égales par ailleurs… » ou, en tout cas, les
plus proches possible afin d’optimiser la fiabilité des conclusions que l’on tire de ces comparaisons. Cette structure commune à la majorité des épreuves fonde la cohérence interne de la batterie
ainsi que sa spécificité.

Deuxième élément : la BAWL propose plusieurs épreuves originales que l’on ne retrouve pas dans d’autres batteries : ‘Attention soutenue’, les ‘Puces’ astérisque et carré, ainsi qu’un paradigme de double tâche. Ce dernier, tout comme les autres épreuves, a été validé sur une population de près de 300 sujets de contrôle. On dispose actuellement de (trop) peu de tâches d’attention divisée (sensu stricto): avec ce paradigme de double tâche, ce manque est donc partiellement comblé.

Dernier élément : plutôt qu’une « concurrente », on peut considérer la BAWL comme complémentaire aux autres outils disponibles. Pour s’en convaincre, on retrouve dans la liste des personnes ayant contribué à la finalisation de la BAWL celui de Peter Zimmermann qui, avec Bruno Fimm, assume la paternité de la TEA/TAP, outil qui, en Europe du moins, constitue actuellement la principale référence pour l’évaluation de l’attention…

 


On ne peut faire attention à tout !

 

2 Replies to “La BAWL”

  1. Pingback : Bibliographie attention | Pontt

  2. Un exposé aura lieu au Centre Hospitalier Sainte-Anne, 1 rue Cabanis à 75014 Paris (Métro Alésia, sortie rue d’Alésia: une dizaine de
    minutes à pied de l’hôpital), le 9 février en matinée (vers 10h). Il se déroulera au 2ième étage du centre Raymond Garcin (bâtiment récent), dans la salle du staff de neuro.
    Contactez au préalable et pour toutes informations pratiques O.RIGAUX@ch-sainte-anne.fr

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