Références Dyslexies Dysorthographies développementales

Les dyslexies et dysorthographies développementales constituent sans doute l’un des sujets les plus abordés sur le web francophone et anglophone. Encore faut-il savoir où aller car on trouve tout mais aussi, malheureusement, n’importe quoi …

Ce billet n’en est pas vraiment un puisqu’il s’agit d’une simple invitation à partager ici les références qui vous auront intéressés. Il m’a en effet paru utile de permettre aux orthophonistes et neuropsychologues de faire part de ces informations à un endroit spécifiquement dédié à ce thème.

Pour cela, vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous avec le lien et, si vous le souhaitez, une petite présentation du ou des articles.

7 Replies to “Références Dyslexies Dysorthographies développementales”

  1. Sur le net, vous trouvez une pléthore d’informations sur le traitement postural de la dyslexie.

    Si un enfant dyslexique souffre en plus d’un syndrome de déficience proprioceptive (SDP)et que le traitement postural réduit les effets de ce dernier (tels que maux de tête, vertiges, agitation), alors il y a peu de doutes que l’enfant dyslexique lira un peu mieux. Mais sa dyslexie ou, si vous préférez, les déficits cognitifs qui en sont responsables ne peuvent évidemment être améliorés par ce traitement (lunettes prismatiques et semelles posturales). A ma connaissance, cette technique n’a fait l’objet d’aucune étude sérieuse ou même publiée dans une bonne revue et son succès ne repose que sur les témoignages de parents satisfaits des résultats obtenus sur le SDP lui-même (lequel peut bien entendu avoir des effets sur la lecture). Mais faire du SDP une cause de dyslexie et proposer un traitement postural comme un « traitement de la dyslexie » n’est-il pas en soi un abus qui, si j’ose, frise le charlatanisme scientifique ?

    Enfin, voilà pour mon sentiment personnel. Je suppose qu’il fera réagir…

  2. Sur le site apedys.org, vous trouverez un document de Sonia Krifi intitulé "Dyslexie développementale" (décembre 2004). L’auteur y présente succinctement et clairement la théorie du déficit magnocellulaire, laquelle a donné lieu à l’hypothèse d’un déficit temporel (auditif et visuel) à l’origine de la dyslexie développementale. Enfin, l’hypothèse d’un déficit phonologique est défendue.
    ICI

    Je profite de ce commentaire pour vous signaler un article récent qui tend à infirmer la théorie magnocellullaire et à considérer les déficits de traitement temporel non comme les causes de la dyslexie mais bien comme des signes inconstants associés à la dyslexie développementale. Voici la référence:
    Steve M. Heath, Dorothy V. M. Bishop, John H. Hogben, Neil W. Roach. Psychophysical indices of perceptual functioning in dyslexia: A psychometric analysis. Cognitive Neuropsychology, Volume 23, Number 6 / September 2006, 905-929.
    Abstract: An influential causal theory attributes dyslexia to visual and/or auditory perceptual deficits. This theory derives from group differences between individuals with dyslexia and controls on a range of psychophysical tasks, but there is substantial variation, both between individuals within a group and from task to task. We addressed two questions. First, do psychophysical measures have sufficient reliability to assess perceptual deficits in individuals? Second, do different psychophysical tasks measure a common underlying construct? We studied 104 adults with a wide range of reading ability and two comparison groups of 49 dyslexic adults and 41 adults with normal reading, measuring performance on four auditory and two visual tasks. We observed moderate to high test–retest reliability for most tasks. While people with dyslexia were more likely to display poor task performance, we were unable to demonstrate either construct validity for any of the current theories of perceptual deficits or predictive validity for reading ability. We suggest that deficient perceptual task performance in dyslexia may be an associated (and inconsistent) marker of underlying neurological abnormality, rather than being causally implicated in reading difficulties.

  3. Je suis surprise par ce colloque qui n’admettait pas d’orthophoniste.. Il me semble que la présence de ce thérapeute aurait pu enrichir les réponses. Evidemment le florilège des diverses professions présentes est intéressant, de par leur compétences et  leur savoir, mais parler d’apprentissage de l’écrit et de la lecture..etc.. sans pouvoir questionner un/une orthophoniste cela diminue un peu l’intérêt.. (enfin en ce qui me concerne). J’aurais aimé découvrir leurs réponses.
    Merci pour ce lien qui reste intéressant mais dommage de ne pas faire appel aux professionnels de langage afin de parler précisément de celui-ci..

    • La remarque est tout à fait pertinente. Notez cependant que certains des intervenants donnent cours aux orthophonistes. Je ne sais pas si les orthophonistes n’étaient pas admis au colloque mais ils n’y étaient pas présents apparemment.
      Notez aussi que ce billet ou le blog tout entier vous permet d’apporter le point de vue direct des orthophonistes. C’est l’objectif des échanges de savoirs.

  4. En décembre 2003 s’est tenu à Paris une conférence "L’enseignement de la lecture à l’école primaire" où des chercheurs ont répondu aux questions des enseignants. Les questions étaient les suivantes:
    Question 1 : Quelles sont les compétences et processus mobilisés par les élèves dans l’apprentissage de la lecture et de l’entrée dans l’écrit à la maîtrise ?
    Question 2 : Comment organiser et planifier l’enseignement de la lecture aux différentes étapes de la scolarité primaire ? Comment doser les différentes composantes de cet ensemble ? Quelle est la pertinence des différentes méthodes ?
    Question 3 : Pourquoi et comment articuler l’apprentissage de la lecture avec celui de la production d’écrit aux différentes étapes de la scolarité primaire ?
    Question 4 : Comment faciliter, développer et évaluer la compréhension des textes aux différentes étapes de la scolarité primaire ?
    Question 5 : Quels obstacles les élèves en difficultés rencontrent-ils dans l’apprentissage de la lecture ? Comment analyser ces difficultés ? Comment agir ?

    Et les réponses sont ici : Bien(!)Lire

  5. Allez, je me lance avec un premier lien.
    Le 26 avril 2006 s’est tenu à Paris un colloque "Fonctionnement cérébral et apprentissage" organisé par "Lire-Ecrire". Le programme se trouve ICI .
    Y ont participé Franck Ramus, Michel Fayol (calcul), Jean-François Demonet, Liliane Sprenger-Charolles.
    Aujourd’hui, vous pouvez écouter ou visionner leurs exposés à l’adresse suivante : ICI

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