FT – Psychomotricité

Fiche Technique

Le Métier de Psychomotricien

Date de rédaction de la fiche : 02/02/04
Dates de mise à jour :


Psychomotricien
envoyé par FFPFR
 
Définition

Le psychomotricien est un professionnel para-médical. Sa formation est sanctionnée par un diplôme d’état.

Ses compétences sont définies par le décret n°88-659 du 6 mai 1988 du ministère de la santé. Il est inscrit au livre IV du code de la santé publique depuis le 4 février 1995 par la loi n°95-116 et exerce donc en tant qu’auxiliaire médical. Il ntervient sur prescription médicale.


Description : son parcours – lieux d’exercice



– être titulaire du baccalauréat ou d’un titre équivalent ou bien justifier d’une expérience professionnelle de 5 ans

– épreuves de sélection organisées à l’entrée de chaque centre de formation

– formation en 3 ans, permettant d’obtenir le diplôme d’état de psychomotricien.

– Des compléments de formation, dans différents domaines, sont ensuite possibles dans le cadre de la formation continue.


– S’il est salarié, il exerce majoritairement dans le secteur de l’enfance inadaptée tel que les hôpitaux de jour, les centres de consultation (CMPP, …), les établissements spécialisés (IME, SESSAD) ou dans des structures de prévention (P.M.I., CAMSP)


– En libéral, le psychomotricien travaille en collaboration avec d’autres professionnels comme les pédiatres, les psychiatres, les orthophonistes, les psychologues les médecins …


– Actuellement, le remboursement des actes de psychomotricité n’est pas un droit pour les patients. Toutefois, il est possible d’obtenir des prestations de certaines mutuelles, parfois même de la C.P.A.M. La décision est alors « médicalement justifiée » et « administrativement » accordée. Certaines familles peuvent obtenir de la CAF une prestation pour « soins coûteux et prolongés ».


Sa mission



Sur prescription et sous contrôle médical, du bébé à la personne âgée ou handicapée, le psychomotricien traite les troubles psychomoteurs, c’est-à-dire les difficultés qui se manifestent sur le plan corporel et qu’éprouvent le sujet pour être en relation avec les autres, pour appréhender l’espace et le temps, pour habiter son corps .

Il fonde son approche sur l’unité première de « la psyché » (l’esprit) et du « soma » (le corps) . Son champ de compétences va de la prévention à la thérapie psychomotrice.

En fait, pour évaluer les distances, coordonner ses gestes, être sensible aux changements d’attitude et d’affectivité de son entourage, tout homme fait appel à ses fonctions psychomotrices. Le rôle du psychomotricien est de proposer des situations où le patient va mettre en jeu son corps pour rétablir les fonctions psychiques, mentales et comportementales lorsque celles-ci sont affectées. Il a pour mission d’aider son patient à trouver une harmonie, à mieux prendre conscience de son corps.

L’approche psychomotrice est importante avec les enfants autistes qui utilisent leur corps comme moyen privilégié d’expression, que ce soit dans le « trop » ou dans le « pas assez », dans la violence ou dans le « plaisir ». La formation spécifique du psychomotricien lui permet donc une écoute appropriée de ces patients. Il va ainsi mettre des mots sur ce qui peut apparaître comme étant insensé (les stéréotypies, par exemple). Les outils techniques dont dispose le psychomotricien (pataugeoire, relaxation …) sont souvent apaisants. Dans ce cadre, il existe toujours un endroit où le patient peut se soustraire au regard du professionnel ce qui rend la situation moins « persécutante » qu’un face à face.


Le public concerné


Tout bébé :

– qui a besoin d’être soutenu dans son investissement corporel

– présentant un retard psychomoteur

– manifestant d’autres signes (troubles du sommeil, de l’alimentation …) qui témoignent d’une difficulté d’adaptation parent-bébé.

Tout enfant :

– présentant un retard psychomoteur, lié ou non à un handicap

– qui montre un trouble psychomoteur

– qui est inhibé ou, au contraire instable

– qui a besoin d’un soutien pour se sentir mieux dans la relation avec les autres

– qui exprime corporellement une souffrance psychique ou un mal-être.

Tout adolescent ou adulte :

– « mal dans sa peau », mal à l’aise dans la relation ou/et présentant un trouble psychomoteur

– ayant du mal à exprimer ses émotions

– « tendu », « stressé » ou présentant des troubles somatiques à répétition

– manifestant de la difficulté à se confronter aux changements corporels (adolescence, grossesse, maladie, diminutions des capacités motrices …)


Les actes, les méthodes de prise en charge



Examen psychomoteur : il vise à établir un bilan des capacités (retards ou manques), et il contribue au diagnostic médical ou psychiatrique et permet l’élaboration d’un projet thérapeutique s’il y a lieu. Le psychomotricien adresse le compte-rendu du bilan effectué au médecin traitant qui prescrira, ou non, un nombre défini de séances. (s’il est en libéral)


Education psychomotrice : elle a pour objectif de favoriser le développement de la sensorialité, du mouvement, de l’action et du rapport avec autrui comme base de la construction de la personne humaine dans ses dimensions corporelle, intellectuelle et affective.


Thérapie, rééducation psychomotrice : En aidant la personne à comprendre la signification de ses troubles et en lui proposant des situations où elle pourra exprimer ses émotions, expérimenter des situations nouvelles, jouer, le psychomotricien tente de remédier à des difficultés d’apprentissage, de développement ou simplement d’intégration à la vie sociale. Son rôle est aussi, dans un certain nombre de situations, de permettre de conserver les acquis.


Les outils de la prise en charge



Le psychomotricien utilise les médiations de la motricité et de la corporéité, du cadre espace-temps de la séance, du matériel qui pourra être investi physiquement, symboliquement et cognitivement. (Jeux, expression corporelle, relaxation mais aussi activités musicales, rythmiques…)


Relaxation psychomotrice

C’est une des médiations thérapeutiques possibles pour un certain nombre de patients (y compris des personnes autistes car ce n’est pas une méthode mais bien un moyen d’entrer en relation), tout comme le jeu, les objets de la salle de psychomotricité.



Par ce biais, le psychomotricien essaye de stimuler et de renforcer le développement des fonctions psychomotrices perturbées, lors de séances individuelles ou en groupe.


Il n’y a pas de méthode, c’est la façon d’être en relation (y compris sa façon d’habiter – ou non- son corps et d’utiliser –ou non – ses capacités psychomotrices) du patient qui guide le travail.


Bibliographie



– ACTUEL CIDJ (Centre d’Information et de Documentation Jeunesse), mars 2001

– CFEL : Centre de Formation Educationnelle Liégeois ICI

– Site internet du SNUP (syndicat National d’Union des psychomotriciens :

http://www.snup.fr

http://afepp.free.fr (Association Française des Etudiants et Professionnels en …)

http://psychomot.free.fr

http://www.airep.org

www.psy-désir.com

http://b.ledru.free.fr

www.psychomotricité.com

www.autisme.fr (voir l’approche sensorimotrice)

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